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Combien de semaines de congés payés l'employeur peut-il imposer ?

Photo du rédacteur: Le Bouard Avocats
Le Bouard Avocats
31 mai 2024
11 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

L’employeur peut-il imposer une, deux, trois, quatre ou même cinq semaines de congés payés ? 


La réponse nécessite de distinguer deux questions : le nombre total de semaines dont l’employeur peut fixer les dates au cours de l’année et la durée maximale pouvant être prise en une seule fois.


En principe, l’employeur peut organiser les dates des cinq semaines de congés payés auxquelles le salarié a droit sur l’année, sous réserve de respecter les règles légales, conventionnelles et les délais d’information.


En revanche, le Code du travail prévoit que la durée des congés pouvant être pris en une seule fois ne peut normalement pas dépasser 24 jours ouvrables, soit quatre semaines consécutives.


La cinquième semaine doit donc, en principe, être prise séparément.


Combien de semaines de congés l’employeur peut-il imposer ? L’essentiel


  • Un salarié acquiert normalement 5 semaines de congés payés par an.

  • L’employeur peut fixer les dates de congés dans le respect du Code du travail et de l’accord collectif applicable.

  • Il peut donc potentiellement organiser les 5 semaines de congés sur l’année.

  • En revanche, il ne peut normalement pas imposer 5 semaines consécutives.

  • La durée maximale prise en une seule fois est en principe de 24 jours ouvrables, soit 4 semaines.

  • Certaines situations individuelles permettent de dépasser cette limite.

  • Le congé principal supérieur à 12 jours ouvrables peut être fractionné selon les règles prévues par le Code du travail.

  • L’employeur doit respecter les délais d’information et les règles relatives à l’ordre des départs.

Réponse rapide : l’employeur peut organiser les dates des cinq semaines de congés payés du salarié, mais il ne peut normalement pas lui imposer cinq semaines consécutives. Le maximum pris en une seule fois est en principe de 24 jours ouvrables, soit quatre semaines.

Pour comprendre plus largement les pouvoirs de l’entreprise dans ce domaine, consultez également notre article sur les congés payés imposés par l’employeur.


Pourquoi parle-t-on de cinq semaines de congés payés ?


Le salarié acquiert en principe 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, dans la limite de 30 jours ouvrables pour une année complète.


Ces 30 jours ouvrables correspondent à cinq semaines de congés payés.


Dans un décompte en jours ouvrables, tous les jours de la semaine sont en principe comptabilisés à l’exception du jour de repos hebdomadaire et des jours fériés habituellement chômés dans l’entreprise.


Certaines entreprises utilisent toutefois un décompte en jours ouvrés, généralement sur une base de 25 jours annuels, à condition que ce mode de calcul ne soit pas moins favorable au salarié.


Pour approfondir le sujet, consultez notre guide sur le calcul des congés payés.


Les congés peuvent-ils être pris dès l’embauche ?


Oui.

Le Code du travail permet la prise des congés payés dès l’embauche, sans imposer au salarié d’attendre la fin d’une année complète d’acquisition.


Cela ne signifie toutefois pas que le salarié choisit seul ses dates.


La prise effective reste soumise :


  • à la période de prise des congés ;

  • à l’ordre des départs ;

  • aux dispositions conventionnelles applicables ;

  • et à la fixation ou à l’acceptation des dates par l’employeur.


L’employeur peut-il imposer les cinq semaines de congés payés ?


Oui, si l’on parle de la fixation des dates sur l’ensemble de l’année.


Le salarié bénéficie d’un droit aux congés payés, mais il ne dispose pas d’un droit absolu à choisir seul les périodes auxquelles il souhaite les prendre.


Un accord d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de branche peut notamment déterminer :


  • la période de prise des congés ;

  • l’ordre des départs ;

  • les délais applicables à la modification des dates.


À défaut de dispositions conventionnelles, l’employeur organise les congés dans le cadre fixé par le Code du travail.


Il peut donc, par exemple, prévoir :


  • trois semaines en août ;

  • une semaine pendant les fêtes de fin d’année ;

  • une semaine à une autre période de fermeture ou de baisse d’activité.


Dans cet exemple, l’employeur a bien organisé les dates des cinq semaines de congés payés, sans imposer cinq semaines consécutives.


Le véritable plafond ne concerne donc pas le nombre total de semaines que l’employeur peut organiser sur l’année, mais la durée des congés pouvant normalement être pris en une seule fois.

L’employeur peut-il imposer quatre semaines de congés consécutives ?


Oui.

L’article L.3141-17 du Code du travail prévoit que la durée des congés pouvant être pris en une seule fois ne peut pas dépasser 24 jours ouvrables.


Cela correspond à quatre semaines.


Un employeur peut donc, sous réserve du respect des autres règles applicables, prévoir une période de quatre semaines consécutives.


C’est notamment fréquent lors d’une fermeture estivale de l’entreprise


Exemple. Une entreprise ferme pendant quatre semaines au mois d’août. Si la période de congés, l’information des salariés et les règles conventionnelles ont été respectées, cette fermeture peut conduire les salariés à prendre quatre semaines de congés payés à cette période.

L’employeur peut-il imposer cinq semaines consécutives ?


En principe, non.


La limite de 24 jours ouvrables empêche normalement de prendre les cinq semaines annuelles en un seul bloc.


La cinquième semaine doit donc généralement être positionnée séparément.


Le Code du travail prévoit toutefois certaines possibilités de dérogation individuelle à la limite de 24 jours ouvrables, notamment lorsque le salarié justifie :


  • de contraintes géographiques particulières ;

  • de la présence dans son foyer d’un enfant ou d’un adulte handicapé ;

  • ou de la présence d’une personne âgée en perte d’autonomie.


Ces situations restent particulières.

Elles ne permettent pas à l’employeur de décider librement que tous les salariés prendront systématiquement cinq semaines consécutives.


Qu’est-ce que le congé principal ?


Les cinq semaines de congés ne forment pas nécessairement un seul bloc.


On distingue traditionnellement :


  • le congé principal ;

  • la cinquième semaine.


Lorsque le congé principal ne dépasse pas 12 jours ouvrables, il doit en principe être continu.


Lorsqu’il dépasse 12 jours ouvrables, il peut être fractionné.

Une fraction doit toutefois être au moins égale à 12 jours ouvrables continus, compris entre deux jours de repos hebdomadaire.

Les règles de fractionnement peuvent également être précisées par accord collectif.


L’employeur peut-il fractionner les congés ?


Le fractionnement du congé principal de plus de 12 jours obéit à des règles spécifiques.

L’accord du salarié est en principe requis pour fractionner le congé principal, sauf notamment lorsque le fractionnement résulte de la fermeture de l’établissement.


Une entreprise peut donc, selon les règles applicables, organiser par exemple :


  • trois semaines de fermeture en été ;

  • puis une autre période de fermeture pendant l’hiver.


Selon la répartition retenue et les dispositions conventionnelles applicables, le fractionnement peut également ouvrir droit à des jours de congés supplémentaires.


Une entreprise peut-elle fermer quatre semaines et imposer les congés ?


Oui.

La fermeture temporaire de l’entreprise constitue l’une des situations les plus fréquentes dans lesquelles plusieurs semaines de congés sont imposées simultanément aux salariés.


Une entreprise peut notamment fermer :


  • plusieurs semaines pendant l’été ;

  • entre Noël et le jour de l’An ;

  • ou pendant une autre période correspondant à son organisation ou à son activité.


L’employeur doit néanmoins respecter :


  • l’accord collectif applicable ;

  • la période de prise des congés ;

  • les règles d’information ;

  • l’ordre des départs lorsque celui-ci est pertinent ;

  • et les droits acquis par chaque salarié.


Pour les règles générales concernant les dates fixées par l’entreprise, consultez notre article consacré à la question : mon employeur peut-il m’obliger à prendre des jours de congés ?.


Combien de temps à l’avance l’employeur doit-il prévenir ?


Plusieurs délais doivent être distingués.


La période de prise des congés : 2 mois


À défaut de dispositions conventionnelles particulières, la période pendant laquelle les congés peuvent être pris doit être portée à la connaissance des salariés au moins deux mois avant son ouverture.


L’ordre des départs : 1 mois


L’ordre des départs doit être communiqué à chaque salarié au moins un mois avant son départ.


Modification de congés déjà fixés : 1 mois


À défaut de disposition conventionnelle différente, l’employeur ne peut normalement pas modifier l’ordre ou les dates de départ moins d’un mois avant la date prévue, sauf circonstances exceptionnelles.


Lorsqu’un employeur revient sur des congés déjà acceptés, les circonstances du changement deviennent donc déterminantes.


Notre article sur l’annulation des congés payés par l’employeur détaille spécifiquement cette situation.


Votre employeur peut-il imposer une semaine de congé du jour au lendemain ?


En principe, les règles de droit commun imposent une anticipation.


Il faut distinguer :


  • l’annonce de la période générale de prise des congés ;

  • la communication des dates de départ ;

  • la modification de dates déjà fixées.


Un employeur ne peut donc pas raisonner comme s’il disposait librement du compteur de congés payés du salarié sans respecter les règles légales et conventionnelles.

Une décision annoncée du jour au lendemain doit être analysée au regard :


  • de l’accord collectif applicable ;

  • des dates qui avaient éventuellement déjà été communiquées ;

  • du délai d’information ;

  • et de l’existence éventuelle de circonstances exceptionnelles.


La règle des six jours de congés imposés existe-t-elle encore ?


Non.

Il n’existe pas en 2026 de règle générale limitant à six jours le nombre de congés payés que l’employeur peut imposer.


Cette confusion provient notamment des mesures exceptionnelles adoptées pendant la crise sanitaire.


À cette époque, le législateur avait créé des dispositifs temporaires permettant, dans certaines conditions, d’imposer ou de modifier un nombre limité de jours de congés payés selon des règles dérogatoires.


Ces mesures ne constituent plus le droit commun.

Aujourd’hui, il faut appliquer les règles ordinaires du Code du travail et les accords collectifs applicables.


L’employeur doit-il tenir compte de la situation personnelle du salarié ?


Oui.

Lorsqu’il détermine l’ordre des départs et en l’absence de dispositions conventionnelles différentes, l’employeur doit notamment tenir compte :


  • de la situation de famille du salarié ;

  • des possibilités de congés de son conjoint ou partenaire de PACS ;

  • de la présence au foyer d’un enfant ou d’un adulte handicapé ;

  • de la présence d’une personne âgée en perte d’autonomie ;

  • de l’ancienneté du salarié ;

  • et de son éventuelle activité chez d’autres employeurs.


Les décisions ne doivent pas reposer sur des critères discriminatoires.


Les conjoints travaillant dans la même entreprise peuvent-ils prendre leurs congés ensemble ?


Oui.

Les conjoints et partenaires liés par un PACS travaillant dans la même entreprise bénéficient d’un droit à un congé simultané.


L’employeur doit tenir compte de cette règle lorsqu’il organise les départs.


Que se passe-t-il si le salarié n’a pas assez de congés acquis ?


Cette difficulté apparaît fréquemment lorsqu’une entreprise ferme pendant plusieurs semaines.


Un salarié récemment embauché peut ne pas disposer d’un nombre suffisant de jours acquis pour couvrir toute la fermeture.


L’employeur ne peut évidemment pas retirer davantage de jours de congés payés que ceux dont dispose le salarié.


Il faut alors analyser la situation applicable aux jours qui ne sont pas couverts.

Il ne faut surtout pas confondre congés payés imposés et congé sans solde.

Pour comprendre la différence et les conditions applicables, consultez notre guide complet sur le congé sans solde en CDI.


Un arrêt maladie permet-il d’acquérir des congés payés ?


Oui.

Le droit français a été profondément modifié en 2024.

Les périodes d’arrêt pour maladie ou accident non professionnel permettent désormais au salarié d’acquérir des congés payés.


Au titre de ces périodes, l’acquisition est de :


  • 2 jours ouvrables par mois ;

  • dans la limite de 24 jours ouvrables par période de référence.


Cette règle est différente de l’acquisition normale de 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif.


Pour approfondir précisément cette réforme, consultez notre article consacré aux nouvelles règles d’acquisition des congés payés pendant un arrêt maladie.


Les RTT augmentent-ils le nombre de semaines de congés payés ?


Non.

Les RTT et les congés payés sont deux mécanismes différents.


Les congés payés correspondent au droit annuel prévu par le Code du travail.

Les RTT découlent de l’organisation de la durée du travail et de dispositifs d’aménagement permettant d’accorder des journées ou demi-journées de repos.


Les règles concernant leur prise ou leur fixation ne sont donc pas nécessairement identiques à celles des congés payés.

Pour comparer les différents dispositifs d’absence et de repos, consultez notre guide des différents types de congés du salarié.


Peut-on refuser des congés imposés par l’employeur ?


Lorsque les dates ont été régulièrement fixées par l’employeur conformément aux règles légales et conventionnelles, le salarié ne peut pas décider unilatéralement de modifier ses congés.


Une contestation reste néanmoins possible lorsque, par exemple :


  • les délais n’ont pas été respectés ;

  • l’accord collectif applicable a été méconnu ;

  • les dates ont été modifiées tardivement sans circonstances exceptionnelles ;

  • l’ordre des départs n’a pas été correctement déterminé ;

  • une discrimination est invoquée ;

  • ou les jours imposés ne correspondent pas réellement à des congés payés disponibles.


Le salarié peut commencer par demander à son employeur ou au service RH de préciser le fondement et les modalités retenues.


Si le différend persiste, une action devant le conseil de prud’hommes peut être envisagée selon les circonstances.


Tableau récapitulatif : combien de semaines l’employeur peut-il imposer ?


Situation

L’employeur peut-il l’imposer ?

Règle principale

1 semaine

Oui

Sous réserve des règles légales et conventionnelles

2 semaines

Oui

Les dates peuvent être fixées par l’employeur

3 semaines

Oui

Possible notamment lors d’une fermeture estivale

4 semaines consécutives

Oui

24 jours ouvrables constituent le maximum normal pris en une seule fois

5 semaines réparties sur l’année

Oui

L’employeur peut organiser les dates des cinq semaines

5 semaines consécutives

En principe non

Limite normale de 24 jours ouvrables

Congé sans solde

Régime différent

À ne pas confondre avec les congés payés

Modification à moins d’un mois

En principe non

Sauf circonstances exceptionnelles ou règle conventionnelle différente


FAQ : combien de semaines de congés l’employeur peut-il imposer ?


L’employeur peut-il imposer quatre semaines de congés en août ?


Oui.

Quatre semaines correspondent à 24 jours ouvrables et respectent donc la durée maximale normalement autorisée en une seule fois.

Les autres règles concernant la fixation de la période et l’information des salariés doivent néanmoins être respectées.


L’employeur peut-il imposer les cinq semaines de congés payés ?


Il peut organiser les dates des cinq semaines sur l’ensemble de l’année.

En revanche, il ne peut normalement pas imposer les cinq semaines en un seul bloc, puisque la durée maximale prise en une seule fois est en principe de 24 jours ouvrables.


Peut-il imposer trois semaines en été ?


Oui.

Une entreprise peut notamment imposer trois semaines lors d’une fermeture estivale, sous réserve du respect du Code du travail et de l’accord collectif applicable.


La cinquième semaine doit-elle être prise séparément ?


En pratique, oui lorsqu’un salarié prend déjà quatre semaines de congé principal consécutives.

La limite de 24 jours ouvrables empêche normalement de rattacher immédiatement la cinquième semaine à ce bloc.


Mon employeur peut-il m’imposer une semaine à Noël ?


Oui.

Cela peut notamment résulter d’une fermeture de l’entreprise à cette période.

Les mêmes règles relatives aux congés payés restent applicables.


Mon employeur peut-il modifier mes vacances déjà acceptées ?


Il peut les modifier dans certaines conditions.

À défaut de règle conventionnelle différente, une modification moins d’un mois avant le départ n’est normalement possible qu’en présence de circonstances exceptionnelles.

Pour approfondir cette situation, consultez notre article sur les règles d’annulation et de modification des congés payés.


Existe-t-il encore une limite de six jours de congés imposés ?


Non.

La référence aux six jours correspond à des règles exceptionnelles mises en place pendant la crise sanitaire et ne constitue plus le droit commun applicable.


L’employeur peut-il imposer un congé sans solde pendant une fermeture ?


Il faut distinguer les congés payés disponibles du congé sans solde.

Si le salarié ne dispose pas d’un nombre suffisant de jours acquis, l’employeur ne peut pas simplement transformer les jours manquants en congés payés.


Le régime du congé sans solde en CDI doit alors être examiné séparément.


Conclusion : combien de semaines votre employeur peut-il réellement imposer ?


L’employeur peut potentiellement organiser les dates des cinq semaines de congés payés du salarié au cours de l’année.


Mais cela ne signifie pas qu’il puisse imposer cinq semaines consécutives.


En principe :


  • le salarié bénéficie de 5 semaines annuelles ;

  • l’employeur peut organiser les dates de ces cinq semaines ;

  • la durée prise en une seule fois ne peut normalement pas dépasser 24 jours ouvrables, soit 4 semaines ;

  • la cinquième semaine est donc généralement prise séparément ;

  • les délais d’information, l’ordre des départs et les dispositions conventionnelles doivent être respectés.


La formule selon laquelle l’employeur serait limité à six jours de congés imposés n’est donc plus conforme au droit commun applicable.


La règle à retenir : cinq semaines peuvent être organisées par l’employeur sur l’année, mais quatre semaines constituent en principe le maximum pouvant être pris en une seule fois.

Pour une vision plus générale des règles applicables, consultez également notre dossier sur les congés payés : calcul, droits et obligations ou notre article dédié aux congés imposés par l’employeur.


En cas de litige persistant sur la fixation, la modification ou le décompte des congés, le cabinet Le Bouard Avocats accompagne salariés et employeurs en droit du travail à Versailles.


Sources juridiques principales


  • Code du travail, article L.3141-3 : acquisition des congés payés.

  • Code du travail, articles L.3141-12 à L.3141-16 : prise des congés et ordre des départs.

  • Code du travail, article L.3141-17 : limite de 24 jours ouvrables pris en une seule fois.

  • Code du travail, articles L.3141-18 et L.3141-19 : fractionnement du congé principal.

  • Code du travail, articles L.3141-5 et L.3141-5-1 : acquisition des congés pendant certaines périodes d’arrêt.

  • Code du travail, articles D.3141-5 et D.3141-6 : information sur la période de congés et l’ordre des départs.

 
 
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