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Comment prouver des heures supplémentaires non payées ? Les preuves admises après l’arrêt du 2 septembre 2026

Photo du rédacteur: Le Bouard Avocats
Le Bouard Avocats
il y a 3 heures
11 min de lecture


Vous avez travaillé au-delà de vos horaires habituels mais votre employeur refuse de vous payer certaines heures supplémentaires ? La difficulté principale est souvent la même : comment prouver les heures réellement effectuées ?


La Cour de cassation vient de rappeler une règle particulièrement importante pour les salariés dans un arrêt du 2 septembre 2026, n° 25-16.106 : vous n’avez pas à démontrer seul, minute par minute, chacune des heures supplémentaires dont vous réclamez le paiement.



Votre rôle consiste à présenter des éléments suffisamment précis concernant vos horaires pour permettre à l’employeur de répondre. Une fois ce seuil atteint, l’entreprise doit elle-même produire ses propres éléments concernant le temps de travail effectivement réalisé.

Dans cette affaire, le salarié avait produit un tableau indiquant ses heures de début et de fin de travail pour chaque demi-journée.


Ce tableau comportait pourtant des imperfections puisqu’il mélangeait certaines périodes de travail et des temps de trajet.


La Cour de cassation a néanmoins considéré qu’il était suffisamment précis.


Cette décision est particulièrement utile si vous cherchez à savoir comment constituer un dossier d’heures supplémentaires, quelles preuves conserver et comment réagir lorsque votre employeur conteste votre décompte.





Comment prouver ses heures supplémentaires en 2026 ?

Le principe applicable aux litiges portant sur la durée du travail résulte notamment de l’article L. 3171-4 du Code du travail.


Contrairement à une idée fréquente, le salarié n’a pas à apporter une preuve parfaite et définitive de toutes les heures dont il demande le paiement.


Il doit présenter des éléments suffisamment précis concernant les heures non rémunérées qu’il affirme avoir travaillées.


L’objectif est que l’employeur puisse comprendre précisément ce qui lui est reproché et répondre à la demande.


Une fois ces éléments produits, l’employeur doit fournir ses propres données concernant les horaires réellement accomplis.


Le juge confronte ensuite les éléments des deux parties.


Pour comprendre les règles générales de décompte, de majoration et de rémunération, vous pouvez également consulter notre guide sur les heures supplémentaires : calcul, réglementation et rémunération.

Qui doit prouver quoi ?


Le mécanisme peut être résumé simplement :


  • le salarié présente un décompte suffisamment précis ;

  • l’employeur produit les éléments permettant de justifier les horaires réellement effectués ;

  • le juge confronte les deux versions ;

  • si des heures supplémentaires sont retenues, il fixe le rappel de salaire correspondant.


Le salarié n’a donc pas à arriver devant le conseil de prud’hommes avec une preuve irréfutable de chaque minute travaillée.


Il doit surtout être capable de présenter une demande structurée et crédible.


Que change l’arrêt de la Cour de cassation du 2 septembre 2026 ?


L’affaire concernait un salarié ayant notamment demandé le paiement d’heures supplémentaires.


Pour soutenir sa demande, il avait établi un tableau indiquant, pour chaque demi-journée :


  • son heure de début ;

  • son heure de fin de travail.


La difficulté venait du fait que ce tableau comprenait également des temps de trajet.

Ces déplacements n’étaient pas séparés des autres périodes de travail.


La cour d’appel avait donc estimé que le tableau n’était pas suffisamment précis.

La Cour de cassation censure cette décision.


Elle considère que les informations fournies permettaient malgré tout à l’employeur de répondre.


Autrement dit, la juridiction d’appel avait exigé trop du salarié et avait fait peser sur lui seul la charge de la preuve.


Pourquoi cette décision est importante pour les salariés ?


L’enseignement est particulièrement concret.


Un tableau n’a pas besoin d’être absolument parfait pour être utile.


Le fait qu’il comporte :


  • certaines approximations ;

  • quelques périodes discutables ;

  • des déplacements mal distingués ;

  • ou une reconstitution effectuée après coup,


ne signifie pas automatiquement que tout le décompte doit être rejeté.


La vraie question est de savoir si le document contient suffisamment d’informations pour que l’entreprise puisse répondre précisément.


Quel tableau utiliser pour prouver ses heures supplémentaires ?


Si vous pensez effectuer régulièrement des heures supplémentaires non rémunérées, le premier réflexe est de tenir un décompte.


Idéalement, votre tableau doit comporter :


  • la date ;

  • l’heure d’arrivée ou de début d’activité ;

  • l’heure de départ ou de fin d’activité ;

  • les pauses ;

  • le total de temps travaillé ;

  • les événements particuliers de la journée ;

  • éventuellement les pièces permettant de confirmer vos horaires.





Quelles preuves conserver pour réclamer des heures supplémentaires ?


Le tableau est souvent la base du dossier, mais il est préférable de disposer de plusieurs éléments concordants.


Les emails professionnels


Les emails peuvent être particulièrement utiles lorsqu’ils montrent que vous étiez encore en activité :


  • très tôt le matin ;

  • tard le soir ;

  • pendant une période que l’employeur présente comme non travaillée.


Un email isolé à 22 heures ne signifie pas nécessairement que vous avez travaillé toute la soirée.


En revanche, une série cohérente d’emails, couplée à un décompte quotidien, peut constituer un élément intéressant.


La question de la messagerie professionnelle fait aujourd’hui l’objet d’un contentieux important. Vous pouvez également consulter notre article sur les droits du salarié concernant les emails et la messagerie professionnelle.


L’agenda professionnel


Les calendriers Outlook ou Google peuvent permettre de retrouver :


  • réunions ;

  • rendez-vous clients ;

  • appels ;

  • déplacements ;

  • visioconférences.

Ils sont particulièrement utiles pour reconstruire ses horaires plusieurs mois après les faits.


Les outils de messagerie


Les échanges via :


  • Teams ;

  • Slack ;

  • WhatsApp professionnel ;

  • SMS ;

  • messageries internes,


peuvent également démontrer que vous travailliez ou étiez sollicité à certains horaires.


Les historiques de connexion


Selon les outils utilisés dans votre entreprise, il peut exister :


  • des horaires de connexion au VPN ;

  • des historiques d’ouverture de session ;

  • des connexions à un logiciel métier ;

  • des logs de connexion à certaines plateformes.


Ces éléments peuvent corroborer votre tableau.


Les badgeuses et contrôles d’accès


Si votre entreprise dispose d’une badgeuse ou d’un système de contrôle des entrées et sorties, ces informations peuvent jouer un rôle important dans le contentieux.


Elles ne constituent toutefois pas toujours une photographie parfaite du temps de travail : arriver dans les locaux ne signifie pas nécessairement travailler immédiatement et quitter les locaux ne correspond pas toujours exactement à la fin du travail.


Le juge apprécie l’ensemble des éléments.




calcul des honoraires salarié



Peut-on reconstituer ses heures supplémentaires après coup ?


Oui.

Vous n’êtes pas obligé d’avoir rempli quotidiennement un relevé pendant toute la relation de travail pour pouvoir agir.


Il est possible de reconstituer vos horaires à partir :


  • de vos emails ;

  • de vos agendas ;

  • des réunions ;

  • des plannings ;

  • de vos déplacements ;

  • de vos messages ;

  • de vos documents professionnels.


La cohérence de cette reconstitution sera néanmoins déterminante.


Conseil pratique : reconstruisez semaine par semaine


Évitez de commencer par un montant global.


Procédez chronologiquement :


  1. reprenez une semaine ;

  2. identifiez chaque journée ;

  3. estimez les heures de début et de fin ;

  4. vérifiez-les avec vos pièces ;

  5. retranchez les pauses ;

  6. totalisez le temps travaillé.


Cette méthode rend votre dossier beaucoup plus lisible.


Un fichier Excel suffit-il pour prouver ses heures supplémentaires ?


Il peut suffire à présenter des éléments suffisamment précis.


C’est précisément ce qui rend l’arrêt du 2 septembre 2026 intéressant.


Un fichier Excel créé par le salarié n’est pas automatiquement écarté au motif qu’il s’agit d’un document qu’il a lui-même établi.


Son intérêt dépend notamment :


  • de son niveau de détail ;

  • de sa cohérence ;

  • des périodes concernées ;

  • des autres éléments disponibles.


Un tableau quotidien ou hebdomadaire précis aura évidemment davantage de poids qu’une simple ligne :


« 650 heures supplémentaires sur deux ans ».


Mon employeur dit que mon tableau est faux : que se passe-t-il ?


L’employeur a le droit de contester les horaires que vous présentez.

Mais lorsque votre décompte est suffisamment précis, il doit lui-même participer au débat.


Il peut notamment produire :


  • les plannings ;

  • les relevés de badge ;

  • les relevés horaires ;

  • les outils de suivi du temps ;

  • les données informatiques ;

  • les agendas professionnels ;

  • les horaires collectifs ;

  • les feuilles d’intervention.


Il appartient ensuite au juge de déterminer quelle version paraît la plus cohérente.

La Cour de cassation a déjà eu l’occasion de rappeler l’importance des éléments fournis par chacune des parties dans les litiges relatifs au temps de travail. Notre synthèse de la jurisprudence récente revient également sur la preuve des heures supplémentaires devant le conseil de prud’hommes.

Mon employeur peut-il refuser de payer parce qu’il n’a jamais autorisé mes heures supplémentaires ?


L’absence d’autorisation écrite n’empêche pas nécessairement toute demande.


Il faut notamment déterminer si les heures ont été réalisées :


  • à la demande directe de l’employeur ;

  • avec son accord implicite ;

  • avec sa connaissance ;

  • parce que la charge de travail les rendait nécessaires.


Par exemple, un employeur peut difficilement ignorer pendant plusieurs mois qu’un salarié participe quotidiennement à des réunions après son horaire normal ou répond systématiquement à des demandes tardives de son manager.


À l’inverse, la situation est différente lorsqu’un salarié décide volontairement de prolonger ses journées sans aucune nécessité professionnelle identifiable.


Les emails envoyés le soir prouvent-ils automatiquement des heures supplémentaires ?


Non.

Un email tardif est un élément de preuve, mais il ne signifie pas automatiquement que toute l’amplitude précédente a été travaillée.


Exemple :


un email envoyé à 21h35 peut démontrer une activité professionnelle autour de 21h35.

Il ne permet pas nécessairement d’affirmer à lui seul que vous avez travaillé sans interruption de 18h à 21h35.


Il faut donc rapprocher cet email :


  • du tableau d’horaires ;

  • d’autres échanges ;

  • de réunions ;

  • du contexte de la journée.


La multiplication des sollicitations numériques hors horaires pose également la question du droit à la déconnexion du salarié.


Le télétravail empêche-t-il de prouver ses heures supplémentaires ?


Non.

En télétravail, les preuves sont simplement différentes.


Vous pouvez notamment utiliser :


  • les connexions ;

  • les emails ;

  • les appels ;

  • les réunions Teams ;

  • les documents créés ;

  • les tâches réalisées dans les outils professionnels.


La difficulté est souvent de distinguer précisément les temps professionnels des périodes personnelles.


Cette problématique est devenue particulièrement importante avec la généralisation du travail à distance. Pour approfondir les règles applicables, consultez notre dossier consacré au télétravail et au temps de travail en 2026.

Les temps de trajet peuvent-ils être comptés comme heures supplémentaires ?


Pas automatiquement.

C’est justement l’une des difficultés de l’affaire jugée le 2 septembre 2026.

Le salarié avait intégré certains déplacements dans son tableau.


La Cour de cassation ne dit pas que ces déplacements devaient nécessairement être payés comme du travail effectif.


Elle dit simplement que leur présence dans le tableau ne suffisait pas à rendre tout le document inutilisable.


Il faut distinguer les situations


Le trajet entre le domicile et le lieu habituel de travail n’est normalement pas assimilé au temps de travail effectif.


En revanche, les situations deviennent plus complexes lorsqu’un salarié :


  • passe obligatoirement par un dépôt ;

  • récupère du matériel ;

  • transporte des collègues ;

  • se déplace entre plusieurs clients ;

  • reçoit des instructions pendant le déplacement ;

  • réalise des missions pendant le trajet.


Chaque situation doit être examinée concrètement.


Arriver plus tôt au travail compte-t-il comme une heure supplémentaire ?


Pas nécessairement.

Le simple fait d’être dans les locaux avant son horaire ne suffit pas.

Il faut déterminer si le salarié commence réellement son activité.


Par exemple, si votre employeur exige que vous soyez opérationnel à 8 heures mais vous impose auparavant :


  • d’enfiler un équipement ;

  • d’allumer les machines ;

  • de préparer votre poste ;

  • de récupérer du matériel,


la qualification du temps concerné doit être examinée.


Nous avons consacré un article spécifique à la question suivante : faut-il arriver plus tôt au travail pour commencer à l’heure ?.

Comment calculer les heures supplémentaires réclamées ?


Une fois votre tableau établi, vous devez chiffrer votre demande.

En principe, les heures supplémentaires sont appréciées dans le cadre de la semaine, sous réserve des systèmes particuliers d’aménagement du temps de travail.


Avant tout calcul, vérifiez :


  • votre contrat ;

  • votre durée habituelle ;

  • votre convention collective ;

  • l’existence d’un accord d’entreprise ;

  • votre régime d’aménagement du temps de travail.


Le calcul des majorations ne doit pas être effectué au hasard. Notre guide consacré au calcul et au paiement des heures supplémentaires détaille les principales règles applicables.

Quelles erreurs éviter quand on constitue son dossier ?


Certaines erreurs fragilisent inutilement une demande pourtant fondée.


Éviter un tableau trop parfait


Un relevé identique chaque jour pendant deux ans peut paraître artificiel.

Votre tableau doit refléter la réalité :


  • journées courtes ;

  • journées longues ;

  • congés ;

  • absences ;

  • déplacements ;

  • variations d’activité.


Ne pas oublier les pauses


Une amplitude de 8h à 19h ne correspond pas nécessairement à 11 heures de travail.

Les pauses doivent être retranchées lorsqu’elles ne constituent pas du travail effectif.


Ne pas gonfler les horaires


Ajouter volontairement des heures fragilise l’intégralité du dossier.

Un décompte prudent mais documenté sera souvent plus crédible qu’une demande manifestement excessive.


Séparer les périodes discutables


Lorsque vous n’êtes pas certain qu’un trajet, une pause ou une astreinte constitue du temps de travail, vous pouvez l’identifier séparément plutôt que de l’intégrer indistinctement dans votre calcul principal.

C’est précisément l’une des leçons pratiques de l’arrêt du 2 septembre 2026.


Que faire avant de réclamer ses heures supplémentaires à son employeur ?


Avant d’adresser une réclamation, sécurisez votre dossier.


1. Récupérer les documents utiles


Conservez les éléments auxquels vous avez légitimement accès :


  • contrat ;

  • bulletins de salaire ;

  • planning ;

  • agenda ;

  • emails pertinents ;

  • relevés d’horaires ;

  • échanges avec votre hiérarchie.


2. Reconstituer les horaires


Établissez votre tableau avant d’envoyer une demande chiffrée.


3. Vérifier les bulletins de paie


Certaines heures peuvent déjà avoir été payées ou compensées.


4. Identifier les périodes concernées


Ne mélangez pas différentes années ou différents régimes de temps de travail.


5. Chiffrer la demande


Une demande claire est beaucoup plus simple à négocier et, si nécessaire, à défendre devant le juge.


Peut-on réclamer des heures supplémentaires après avoir quitté l’entreprise ?


Oui.

La fin du contrat ne fait pas automatiquement disparaître les créances salariales.

Une demande peut donc intervenir après :


  • un licenciement ;

  • une démission ;

  • une rupture conventionnelle ;

  • une prise d’acte ;

  • une fin de CDD.


L’affaire jugée le 2 septembre 2026 concernait d’ailleurs un salarié dont le contrat avait pris fin après une rupture conventionnelle.


Une rupture conventionnelle peut comporter de nombreux enjeux financiers distincts. Pour les salariés envisageant ce mode de rupture, notre guide permet également de comprendre le calcul des indemnités de rupture conventionnelle en 2026.

Que faire si l’employeur refuse toujours de payer ?


Si la demande amiable échoue, le salarié peut envisager une saisine du conseil de prud’hommes.


Il faudra alors présenter un dossier comprenant notamment :


  • le tableau d’heures ;

  • les bulletins de salaire ;

  • les pièces corroborant les horaires ;

  • le calcul des sommes demandées ;

  • les échanges avec l’employeur.


Le contentieux ne se limite pas à savoir si le salarié dispose d’une badgeuse ou d’une preuve parfaite.


Le juge confronte les éléments des deux parties.


Ce que les salariés doivent retenir de l’arrêt du 2 septembre 2026


L’arrêt de la Cour de cassation du 2 septembre 2026, n° 25-16.106 apporte une confirmation particulièrement utile pour les salariés confrontés à des heures supplémentaires non payées.

Trois idées doivent être retenues.


1. Vous n’avez pas à prouver seul chaque minute travaillée


Vous devez fournir des éléments suffisamment précis.

Vous n’avez pas à établir une preuve impossible.


2. Un tableau peut suffire à ouvrir le débat


Un tableau comportant les horaires de début et de fin constitue un élément particulièrement utile.

Même certaines imperfections ne le rendent pas automatiquement inutilisable.


3. Votre employeur doit lui aussi produire ses éléments


Une fois votre décompte suffisamment précis présenté, votre employeur ne peut pas nécessairement se contenter d’une contestation générale.


Il doit participer au débat probatoire avec ses propres données concernant les horaires réellement effectués.


FAQ : preuve des heures supplémentaires


Puis-je réclamer mes heures supplémentaires sans badgeuse ?


Oui. La badgeuse n’est qu’un moyen de preuve parmi d’autres. Un tableau précis, des emails, un agenda ou des messages professionnels peuvent notamment être utilisés.


Un tableau Excel fait par le salarié est-il recevable ?


Oui. Le fait que le salarié ait lui-même créé le tableau ne le prive pas automatiquement de valeur.


Dois-je avoir noté mes heures chaque jour ?


Non. Une reconstitution a posteriori est possible, à condition qu’elle soit suffisamment détaillée et cohérente.


Mon employeur peut-il simplement dire que mes horaires sont faux ?


Il peut les contester, mais lorsque vos éléments sont suffisamment précis, il doit lui-même produire les éléments permettant de justifier les horaires réellement effectués.


Un email envoyé tard le soir suffit-il ?


Pas nécessairement seul. Il peut cependant corroborer votre tableau et démontrer une activité professionnelle à l’heure concernée.


Les déplacements comptent-ils toujours comme du temps de travail ?


Non. Leur qualification dépend des circonstances.


Je suis cadre : puis-je réclamer des heures supplémentaires ?


Cela dépend de votre régime de temps de travail. Le simple statut de cadre n’exclut pas automatiquement une demande d’heures supplémentaires.


Puis-je agir après une rupture conventionnelle ?


Oui, sous réserve notamment des règles de prescription applicables.


Conclusion : pour réclamer ses heures supplémentaires, la qualité du dossier reste déterminante


L’arrêt du 2 septembre 2026 est favorable à une approche réaliste de la preuve.

Un salarié n’est pas obligé de produire une reconstitution absolument parfaite de chacune de ses journées.


En revanche, il doit permettre à l’employeur et au juge de comprendre précisément :


  • quand il estime avoir travaillé ;

  • combien d’heures il réclame ;

  • et sur quels éléments repose son décompte.


La meilleure stratégie consiste donc à croiser plusieurs sources : tableau, emails, agenda, messagerie professionnelle, réunions et données de connexion.

Plus votre chronologie est claire, plus votre demande est susceptible d’être discutée sérieusement.


Sources


  • Cour de cassation, chambre sociale, 2 septembre 2026, n° 25-16.106.

  • Article L. 3171-4 du Code du travail.

  • Articles L. 3171-2 et L. 3171-3 du Code du travail.

 
 
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